Contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, la crise s’approfondit : aux Etats-Unis, tous les déficits augmentent ; les défauts des banques s’aggravent ; et même si Wall Street est en hausse, sa valeur est encore 40% inférieure à celle d’octobre 2007. De plus, chacun murmure, dans les cercles informés, qu’il faut s’attendre à bien d’autres tsunamis : sur les crédits immobiliers privés, sur les cartes de crédit, et sur l’immobilier commercial.
Pour y répondre, les Etats-Unis, dans un pari fou, investissent l’argent qu’ils n’ont pas dans les secteurs de pointe. Et la Chine, dans un pari tout aussi audacieux, abandonne tout espoir d’une reprise de ses exportations vers l’Amérique et investit, dans une relance gigantesque, 20% de son PIB en infrastructures internes.
L’Europe, face à cela, ne fait rien. Paralysée par son histoire et par ses prudences, elle préfère croire que la crise va se régler d’elle-même.
Source : blog d'Attali, lire la suite


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